Le couvent des Ursulines ne disposait que d’une seule entrée, le porche monumental donnant sur la rue du Puy-Pensot, actuelle rue des Ursulines.

Ce porche donne accès sur la cour extérieure, avec :

  • De part et d’autre du porche, probablement les parloirs, les appartements du confesseur et ceux réservés aux visiteurs (membres du clergé, parents de religieuses ou d’élèves) et aux « dames particulières » : « Il pourra y avoir au Monastère quatre parloirs, et non plus et à chacun il y aura double grille, dont tout au moins il y en aura une de fer et l’autre de bois distantes l’une de l’autre d’un demi-pied ». Dans les parloirs, les religieuses traitaient des « affaires temporelles » et signaient les contrats. Les « dames particulières » sont de riches veuves qui viennent se retirer au couvent. L’appartement qui donne sur le « cul de sac » (probablement vers l’actuelle rue Franklin) et les deux qui ont vue sur la cour extérieure de la maison sont réservées à des personnes de 40 à 50 ans (décision des Discrètes du 17 juin 1780).
  • A main droite, les classes externes et la basse cour.
  • Au fond, l’entrée de l’église pour les visiteurs extérieurs. Cette entrée permettait aussi d’avoir accès aux grilles de l’infirmerie et du parloir.
  • A main gauche, un corps de bâtiments, qui contenait probablement les salles de classe des jeunes filles pensionnaires, avec un second porche donnant accès sur la cour intérieure. La niche située au-dessus de ce porche abritait probablement une statue de la Vierge. Cette niche est cependant postérieure à la construction du couvent et doit dater du XVIIIe siècle.

Dans la cour intérieure, on accède au pensionnat se situant dans le bâtiment faisant face au porche. La cour intérieure était fermée, avec notamment, à main droite, un des murs latéraux de la Chapelle

La Chapelle, richement ornée (il est fait mention dans un guide touristique de 1840 de la beauté des fresques), n’est plus mentionnée dans les actes de 1842. Elle séparait la cour intérieure de la partie strictement conventuelle dont seule est préservée une des ailes latérales. L’église, située au centre du couvent, était ainsi accessible aux Religieuses et aux élèves, probablement par l’actuel escalier 5 sur la façade duquel s’appuyait l’église, et par les personnes du dehors qui disposaient d’une entrée au fond de la cour extérieure et pouvait suivre la messe derrière l’autel à travers une grille.

L’ensemble était donc divisé en trois espaces très distincts, organisés autour de la Chapelle et ayant chacun leur vocation, et leur degré d’ouverture sur le monde extérieur.

L’église et les deux tiers du cloître ont été détruits au XIXe siècle. L’aménagement des appartements, qui date du XIXe ou du début du XXe siècle a modifié la distribution intérieure et remanié quelques ouvertures, tout en apportant certains éléments intéressants (boiseries sous le porche ou dans certains appartements).